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Paris, le 20 mars 2008
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Grève du 18 mars
2008 Second degré : forte mobilisation des
établissements Communiqué
de presse |
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Dans un contexte
où les actions se multiplient dans les établissements pour refuser les
conditions de la rentrée 2008, la journée de grève unitaire et de
manifestations du 18 mars a rassemblé plus de 55% des personnels, de nombreux
établissements parmi les plus touchés étant en grève à plus de 80 %.
Par cette grève,
marquée par un taux de participation important, les personnels ont signifié
ainsi au Ministre de l'Education nationale leur refus de la politique éducative
gouvernementale.
Ils exigent le
rétablissement des postes supprimés, le maintien des enseignements dispensés
aux élèves, l'amélioration des conditions d'études, la consolidation des trois
voies de formation au lycée. Ils s’opposent au recours massif aux heures supplémentaires, à la généralisation
des bacs professionnels en trois an qui conduiraient à la disparition des
sections de BEP.
Ils ont aussi
signifié leur volonté de voir s'ouvrir de véritables négociations sur la
revalorisation des métiers de
l’éducation , dans le respect des statuts et missions. Ils considèrent que le
rapport Pochard ne peut en aucun cas constituer
une base de discussion.
Dans l'immédiat, les organisations syndicales du second
degré appellent à poursuivre et développer les actions d'établissements, en
lien avec les parents, à débattre des suites ; en refusant de recevoir
l'intersyndicale et le message des personnels, le Ministre de l'Education
nationale prend le risque d'exacerber les tensions.
Paris, le
18 mars 2008
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Mouvement inter
académique CAPN
PLP du 19 Mars 2008 Déclaration
du SNUEP-FSU |
En préalable, le
SNUEP tient tout d’abord à remercier vos services pour leur disponibilité, leur
qualité d’écoute et de réponses.
Nous sommes très
attachés au dialogue social, ce qui implique pour nous à minima le respect de
ses formes statutaires légales : le paritarisme.
Cela implique de
donner aux représentants des personnels tous les moyens pour jouer pleinement
leur rôle. En effet cette année encore, nous sommes confrontés au non
remplacement de notre élue CAPN : cela est inacceptable.
Le SNUEP tient à
réaffirmer que le « dialogue social » ne peut se réduire à des
discussions prises unilatéralement ou à une discussion uniquement avec les
signataires d’un protocole (par exemple à l’occasion du projet gouvernemental
de la généralisation du BAC Pro 3 ans).
Le ministre
persiste dans sa volonté en publiant dans la précipitation des grilles
indicatives pour la mise en place du BAC Pro, en recherchant dans l’urgence des
collègues prêts à s’investir pour l’élaboration des référentiels, créant la
confusion entre les académies avec l’hétérogénéité des programmes. Est-ce à
nous de vous rappeler que le Baccalauréat professionnel est un diplôme
national, avec des programmes nationaux ? Le SNUEP réaffirme son
attachement au caractère national du diplôme.
Nous considérons
que les mutations ne sont pas qu’une affaire privée, même si de nombreux
collègues y voient l’aboutissement de leur aspiration. De fait les mutations
permettent de juger de la santé du service public : elles sont le reflet
de l’organisation des services, des moyens de travail et de la place accordée à
chacun des fonctionnaires ; elles participent de la qualité du service
public.
Malheureusement, à
la lecture du document, sur les capacités d’accueil (en baisse de 25 %),
le droit à la mobilité des personnels n’est pas respecté (ils restent encore
des centaines de PLP séparés avec enfants, non mutés) et certaines académies
sont sinistrées (Besançon, Lille, Poitiers, Reims…).
Dans le cadre
d’orientations budgétaires qui préconisent la réduction de la dépense publique,
l’investissement éducatif est présenté comme une charge. Des milliers d’emplois
sont supprimés au budget, les postes sont atomisés en BMP, en HS (augmentation
de 30 % dans les DGH), des établissements sont fermés (15 sur 60 à Nancy),
fusionnent et sont largement amputés de leurs moyens. Combiné avec le
non-remplacement des départs à la retraite et à la baisse des recrutements,
cela réduit les possibilités de mutations.
La pauvreté du
nombre de postes amène une inflation démesurée des barèmes. Dans de nombreuses
disciplines, la barre des 500 points est largement dépassée.
Ces possibilités
de mutations bien que réduites vont se dissoudre avec les mauvais coups
préparés par le Président et le gouvernement.
C’est autant de
motifs de colère de nos collègues qui se sont fortement mobilisés face aux
réformes en cours :
- La mise en place
du BAC Pro 3 ans qui outre le fait de laisser sur le bord de la route les
élèves les plus démunis va entraîner des milliers de suppression de postes.
- la publication
du rapport POCHARD (avec ses préconisations d’annualisation et de précarisation
des personnels) et les audits successifs (avec leurs demandes
de « rationalisation » des diplômes) n’ont qu’un objectif :
supprimer des postes, détruire le statut d’enseignant.
A
terme 30 % des postes de PLP disparaîtront et c’est sans compter sur les
velléités des régions qui veulent récupérer la formation professionnelle
initiale dans leur giron. D’ailleurs l’introduction de l’apprentissage public
dans les LP en est un excellent moyen.
Sans
oublier l’Etat qui relance la précarité, avec la révision du statut des
fonctionnaires, qui remet en cause la garantie d’emploi des agents de l’Etat en
prévoyant la mise au « chômage » des fonctionnaires sans mission et
préconisant de plus l’externalisation des missions de services publics, sans
oublier le recours à l’intérim (d’ailleurs le premier exemple est la
suppression des postes à la rentrée 2008 compensée par l’embauche de plus de
6000 précaires).
Comme
si cela ne suffisait pas, on a la volonté de réformer à marche forcée le
dialogue social et la représentativité.
En
résumé, nous promouvons l’idée de mobilité choisie et volontaire, dans l’équité
de traitement et la transparence des opérations, selon des critères lisibles et
quantifiables : c’est un moteur important de satisfaction individuelle et
d’efficacité professionnelle, qui permettent de libérer les énergies et les
initiatives, de construire le travail d’équipe et renforcer le service public.
Les Commissaires Paritaires Nationaux SNUEP FSU,
Gilles SANTERRE, Françoise BONNET, Jacques FOURGEAUD.
Mouvement inter
académique CAPN
CPE du 19 Mars 2008 Déclaration
commune du SNES-FSU et du SNUEP-FSU |
Les CPE ne vous remercient pas, Monsieur le Ministre
!
Le mouvement
inter-académique des CPE est de plus en plus étriqué et accuse une nouvelle
baisse de demandes.
Ce mouvement
déconcentré et la charte de la mobilité que le Ministère a tant prônés depuis
1999 sont un leurre complet pour les collègues et engendrent un quasi-blocage
de fait du mouvement. Les collègues refusent toujours ce système de mutation en aveugle.
Malgré les annonces du Ministère, de nombreuses
situations familiales ne sont pas résolues ; des collègues ayant plus de 5
années de séparation n'obtiennent pas de mutation, les bonifications médicales
ne sont plus suffisantes pour certains collègues, le sentiment de mépris
grandit dans la catégorie.
Depuis de début de cette année scolaire, les CPE au coté des
enseignants, sont en colère et l’expriment : grèves nationales des 18
octobre, 20 novembre et 24 janvier dernier pour les salaires et l’emploi, la
défense du service public et l’amélioration du système éducatif…
Nos
professions combattent une politique de régression budgétaire, de régression
éducative, donc sociale :
l loi Fillon qui organise le tri social et le
dynamitage de l’éducation prioritaire : nous en demandons
l’abrogation ;
l pénurie budgétaire organisée par l’assèchement
de ressources publiques : recrutements dramatiquement insuffisants et
licenciements depuis plus de 3 ans de milliers de non titulaires mis au
chômage.
l discours présidentiels successifs s’attaquant
pêle-mêle au statut général de la fonction publique décrit comme un carcan
(alors qu’il s’agit d’un espace de garanties et de protections pour la mise en
œuvre de la responsabilité dévolue aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs
missions de service public), discours s’en prenant au paritarisme et aux cadres
collectifs de gestion des personnels, à la laïcité de la République ;
l remise en cause inacceptable du sens de nos métiers
avec la publication d’un “ livre vert ”, empilage de propositions
archaïques et plus provocatrices les unes que les autres, qui ne saurait tenir
lieu de base de discussion.
La mobilisation collective se développe. En
fonction du zonage des vacances d’hiver, les assemblées générales se sont
multipliées dans les établissements, rassemblements locaux et grèves
académiques…
La nouvelle journée de grève du 18 mars a été un
nouveau temps fort de l’action des personnels du second degré, marquée par de
très nombreuses initiatives locales, régionales et nationale.
Nous ne pouvons accepter le discours
moralisateur sur la situation financière de la France, rappelons que d’après le
FMI, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le PIB a baissé de
5,8% et d’après la commission européenne cette part a chuté de 9,3% en France,
ce qui donne entre 120 et 170 milliards qui sont passé du travail au
capital. Les cadeaux fiscaux accordés aux classes sociales les plus favorisées
l'ont été, en particulier au dépend du service public d'éducation.
Où est
l'ambition de la Nation pour la jeunesse ?
Reproduction
sociale et mise à l'écart d'une part de plus en plus importante de la
population, tel sera rapidement le résultat d'une politique générale au service
d'une minorité.
Les applications
de la LOLF auxquelles s’ajoutent les restrictions budgétaires sont de plus en
plus lourdes de conséquences pour notre catégorie. Les capacités d’accueil
réduites par les recteurs sommés de gérer une pseudo surconsommation, n’ont
aucun lien avec la réalité du terrain et entraînent de fait un blocage du
mouvement pour de plus en plus d'académies (Caen, Grenoble, Limoges,
Martinique, Nantes, Nice, Toulouse et la Corse). Dans de nombreuses académies,
les TZR ne suffisent plus à assurer les besoins de remplacement. Le plafond
d'emploi est artificiellement baissé de 125 ETP pour la rentrée prochaine,
cette décision prouve bien que la réalité des besoins des établissements est
niée au profit d'une gestion purement comptable dictée par la politique
régressive que vous menez.
Après les “audits” menés l’an passé
par l’inspection générale des finances, la “Révision Générale des Politiques
Publiques” (RGPP) pilote les réformes dont sont accablés nos ordres
d’enseignement : les restrictions budgétaires vont de pair avec la dénaturation
de nos métiers, l’aggravation des conditions de travail et la régression
éducative.
La suppression
drastique des postes au concours est inacceptable et lourde de conséquences
pour l’avenir de la catégorie. Nous réitérons notre demande de rétablissement
du nombre de postes estimé par vos propres services à 504 par an. Ces baisses
successives aux concours rendent impossible la compensation des départs
(retraite ou vers d’autres corps) et ignorent toujours les besoins non pourvus
par la mise en place de l’ARTT, de même que les nombreux établissements sans
CPE.
Nous restons
attachés à la circulaire de 1982, à la dimension de CPE concepteur de son
métier basé sur le suivi et l’écoute de l’élève. Nous réaffirmons notre
appartenance aux équipes éducatives et pédagogiques : nous ne sommes ni
chef de service, ni responsable d’une vie scolaire limitée à un aspect purement
répressif ou administratif.
Le remplacement des CPE par des personnels précaires et
non qualifiés s’accroît. Si la logique comptable continue à sévir dans
l’Education Nationale, elle servira à piloter le remodelage du système
éducatif, au mépris de l’intérêt des élèves.
Les établissements scolaires ont tous besoins de
personnels d'éducation en nombre suffisant, rappelons notre demande d'un CPE
pour 250 élèves, formés à haut niveau au même titre que les enseignants afin de
prendre en compte la multiplicité des situations vécues par nos élèves.
Il ne s'agit pas d'un travail transférable à toute
personne de bonne volonté, mais d'une vraie compétence reconnue par tous et
indispensable dans un système éducatif qui cherche à promouvoir la jeunesse,
mais ne parlons nous pas d'un temps passé qui pour nous reste une vision
d'avenir !
Les nouvelles
règles imposées pour l’accès à la hors classe lèsent de nombreux collègues et
renforcent l’arbitraire et le clientélisme. Le mépris ressenti par la catégorie
lors de l’annonce des augmentations de contingents de hors classe qui, une fois
de plus, ignore les CPE, est significatif du malaise profond dont nous font
part de nombreux collègues. Ils voient se multiplier les menaces contre leur
métier. Notre spécificité n’est pas prise en compte alors que les élèves, les
parents et les enseignants reconnaissent, eux, notre rôle indispensable dans
les établissements.
Le mouvement 2008
1214 demandes
dont 203 stagiaires et 1011 titulaires. 421 collègues sont affectés
dans un de leurs vœux, soit :
- pour les titulaires, un taux de NON satisfaction de
près de 80 %.(218 mutations réalisées).
- pour les stagiaires, 28,6 % sont affectés en
extension.
Nous
rappelons notre exigence du respect des personnels, du paritarisme et du
dialogue social. Nous réaffirmons le caractère incontournable du paritarisme
tel que nous le concevons et le promouvons avec l'appui des personnels : allier
la défense individuelle et collective des personnels avec celle du service
public d'Education Nationale.
La
CAPN doit être un véritable lieu d’échanges, d’écoute et de travail où la
parole des élus doit être pleinement prise en compte.
Nous
demandons toujours la transparence quant aux décisions d’ATP.
Nous
exigeons que les capacités laissées vacantes par les CPE partant à Mayotte
soient réintégrées dans le mouvement et que toutes les propositions que nous
allons faire pour tenter d'améliorer le mouvement soient entendues et examinées
en prenant compte de la situation des personnels et non l’œil rivé sur une
règle à calcul qui ne sert plus qu'à détruire le service public.