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Paris, le 7 avril 2008
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COMMUNIQUE du SNUEP-FSU réuni en
congrès national Granville 4 avril 2008 Le SNUEP-FSU soutient et encourage
la mobilisation lycéenne |
La mobilisation des lycéennes et des lycéens s’amplifie
de façon significative. Hier, ils et elles étaient plus d’une dizaine de
milliers dans la rue à Paris et ailleurs pour non seulement dénoncer la fin du
BEP et son remplacement par le BAC Pro en 3 ans mais aussi pour refuser la
suppression des postes des personnels de l’Education Nationale.
Or, les seules réponses que le gouvernement
apporte à ces revendications sont tantôt des tentatives vaines et grotesques de
discrédit des mouvements lycéen et syndical, tantôt la répression pure et
simple. Interpellations, gardes à vue, comparutions voire matraquage des
lycéens mobilisés, telles sont les méthodes du gouvernement pour tenter de
saboter l’élan de la mobilisation lycéenne. Pour l’heure, le SNUEP-FSU exige la
libération immédiate et l’annulation des poursuites judicaires des lycéens.
Le SNUEP-FSU ne se laisse pas intimider par
les gesticulations gouvernementales aussi brutales soient-elles. Au contraire,
le syndicat entend apporter tout son soutien au mouvement lycéen et sa
solidarité aux élèves interpellés d’une part et d’autre part il appelle à
amplifier la mobilisation pour exiger le refus de la généralisation du Bac Pro
en 3 ans et le rétablissement des postes supprimés.
Le ministre de l’Education a relevé avec
justesse que l’on retrouve dans les cortèges beaucoup de répétitions de slogans
syndicaux classiques « sur la baisse des moyens et les suppressions de
postes ». Dans le même temps, il dénonce les slogans lycéens comme
« mensongers ». Xavier Darcos serait-il si farceur pour annoncer au
premier avril à la fois le maintien de la suppression des postes et le mensonge
de la suppression des postes ? Ce poisson d’avril nous semble d’un goût très
douteux. Au message adressé par le ministre aux lycéens : « ne vous
laissez pas déposséder par le discours syndical », le SNUEP lance aux
lycéens « ne vous laissez pas déposséder de vos propres
luttes ! »
Le SNUEP soutient et encourage la mobilisation lycéenne
et entend amplifier la mobilisation syndicale pour exiger le refus de la généralisation
du Bac Pro en 3ans et le rétablissement des postes supprimés.
ACTION
Le SNUEP–FSU soutient les actions en
cours et appelle tous les collègues à la réussite des actions unitaires
Le SNUEP–FSU soutient les différentes formes
d’action en cours et appelle tous les collègues à la réussite des actions
unitaires décidées pour le 10 avril
2008.
· Pour réussir la rentrée 2008, pour la réussite de tous les
élèves
· Pour l’annulation des suppressions de postes et de classes
· Pour l’annulation des transformations des heures/postes en
heures supplémentaires
· Pour la restitution des postes supprimés
· Pour le maintien des sections de BEP
· Pour le refus de la généralisation des bac pro en 3 ans
· Pour le maintien du statut des PLP face aux remises en cause
des conclusions du rapport Pochard
· Pour le réemploi des non-titulaires et un plan massif de
résorption de la précarité
· Pour un collectif budgétaire
Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de
l’Enseignement Professionnel à se mobiliser, à participer massivement et à
amplifier les actions unitaires, dans la
perspective de la journée nationale du 18 mai 2008.
Manifestations
et arrestations suite NON aux violences policières ! |
Le SNUEP–FSU dénonce les violences policières
survenues à la fin des manifestations lycéennes qui, avec les enseignants,
protestaient contre les suppressions de postes.
Lors de la manifestation du 3 avril 2008, un
PLP (Professeur de Lycée Professionnel), stagiaire à l'IUFM de Créteil, qui
essayait de s'interposer entre ses élèves et les policiers, a été arrêté pour
être jugé en comparution immédiate.
De nombreuses interventions ont eu lieu pour
obtenir sa libération. Il a été libéré. Il semble qu’il risque une peine de
prison ferme pour « violence sur agent de la force publique » alors
qu’il discutait avec des lycéens, à l’issue de la dissolution de la
manifestation lycéenne. Il doit comparaître le 17 avril. Le SNUEP appelle à un
rassemblement devant le palais de justice ce jour là à 9h.
RELAXE pour le collègue !
Participons massivement au
rassemblement devant le tribunal de la 24ème Chambre de Paris
JEUDI 17 AVRIL 9 Heures
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L'affaire
de Berlaimont Un Tribunal pour une gifle ! |
L'affaire de Berlaimont traduit les
difficultés croissantes du métier d'enseignant.
Le SNUEP-FSU s'étonne de la brutalité et de
la rapidité de la réponse policière et exprime son soutien au collègue.
Le
SNUEP-FSU appelle à signer la pétition de soutien sur le site du SNES Lille :
http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?article1369
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Livre
blanc Pochard… et consorts |
Pochard…
Le 2 avril a eu lieu la séance introductive
de la commission qui doit maintenant réaliser « un livre blanc ».
D’ici fin avril, ce livre devrait être rendu
public et traiter plus clairement « du métier, du recrutement et des
horaires » des enseignants. Le ministre proposera ensuite des décrets de
définition de nos missions et de nos obligations de service. (On parle déjà de
retenir la proposition d’annualisation de notre temps de travail).
… Et
d’autres travaillent à toutes sortes de projets :
- le 9
avril,
le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires sera présenté au conseil
des ministres. C’est un projet de loi qui permettra de licencier les
fonctionnaires ! Un fonctionnaire qui perd son emploi se verrait
proposer une ré-affectation sur un emploi correspondant à son grade dans son
service ou dans une autre administration. L’administration pourrait aussi lui
proposer d’accéder à un emploi dans le secteur privé, de niveau équivalent. Le
fonctionnaire ne pourrait refuser successivement trois emplois, sous peine
d’être mis en disponibilité. La dispo, c’est sans traitement !
- En
mai, une réforme est programmée pour instaurer une formation
professionnelle régionalisée, à l’occasion de réunions Etat, syndicats,
patronat et Régions. L’objectif est de faire payer par le salarié lui-même hors
temps de travail sa formation. Cela sera aussi l’occasion de
« réfléchir » à nouveau à la formation initiale publique et, partant,
aux lycées professionnels que d’aucuns voudraient « récupérer »,
d’autres supprimer.
Les raisons de se mobiliser ne
manquent pas !
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Communiqué
de presse
FSU du 4 avril Vous avez dit « gestion rigoureuse
» ? Non ! Il faut dire « rigueur »
! |
Les Lilas le 4 avril 2008
Le
taux de déficit public pour
Au-delà de la réorganisation confirmée
de l'État au niveau central comme local, de la généralisation du
non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite –
35 000 postes supprimés et 500 millions d'euros d'économies la
première année –, ce sont les grandes politiques d'intervention économique et
sociale qui vont, cette fois-ci, être « revisitées ».
Selon les informations parues dans la
presse le gouvernement s’apprête à annoncer un véritable tour de vis financier
qui va dégrader notablement les politiques sociales déjà insuffisamment dotées.
Les budgets concernés touchent en
effet à des domaines aussi variés que le logement, la santé, l’emploi, la
réorganisation de l’Etat qui seraient impactés très fortement.
Les dépenses de solidarité (handicap,
dépendance, lutte contre la pauvreté), les dépenses relevant des politiques de
l’emploi (RSA, durée des contrats aidés, etc.) sont menacées.
Sur le terrain de l’emploi toute
politique de traitement social du chômage est restreinte ou supprimée laissant
croire que le marché seul pourrait faire reculer le chômage.
Ces annonces sont en contradiction
totale avec plusieurs discours gouvernementaux par exemple concernant le droit
au logement opposable ou la lutte contre les exclusions, le développement de la
garde d’enfants, de la santé publique,…
Ce
véritable plan d’austérité va détériorer encore davantage la vie quotidienne,
professionnelle et sociale de toute la population mais plus
particulièrement les plus précarisés et démunis. Alors que N.Sarkozy annonçait sa volonté de voir diminuer
la pauvreté dans le cadre de son quinquennat, il a commencé par faire des
cadeaux aux riches, cadeaux que les plus pauvres vont devoir payer. Où est la
justice sociale ?
Le seul objectif semble bien être
d'assurer, en 2012, le retour à l'équilibre des finances publiques et de tenir,
mais avec deux ans de retard supplémentaire, les engagements européens de la
France et cela au prix d’une fuite en avant vers une société plus inégalitaire
et plus dure pour les exclus.