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Spécial
Bac Pro 3 ans
Paris, le 26 mai 2008
Les
organisations syndicales ont découvert en novembre 2007 les projets
ministériels qui définissaient comme premier objectif 25% de sections BEP
transformées en 2nd professionnelles dès la rentrée 2008 et
extension en 2009.
Une
intersyndicale de l’Enseignement Professionnel s’est tout de suite mise en
place pour refuser ces projets. Quelques syndicats ont rapidement quitté
l’Intersyndicale pour aller signer un protocole pensant engranger des
avantages, du fait d’être les seuls consultés sur la voie professionnelle.
Le
SNUEP Fsu, avec la CGT, FO et SUD, a préféré maintenir l’Intersyndicale et
refuser ce protocole qui n’offrait aucune garantie, ni pour les personnels, ni
pour les élèves. Les collègues nous ont confortés dans cette décision en
dénonçant les mesures ministérielles et en manifestant.
Depuis
des syndicats ont quitté la table des « négociations » ou refusent de
signer le protocole d’accord sur la rénovation de l’enseignement professionnel,
document final ratifiant les négociations. Ils valident une fois encore nos
positions et notre stratégie. Le ministère ne peut ignorer que ceux qui sont
restés aux négociations sont aujourd’hui minoritaires dans la profession et les
élections professionnelles de décembre trancheront.
Bac Pro 3 ans
Protocole de discussion : relevé de conclusions du
30 avril 2008
Le
ministre, « fort » de la caution de trois syndicats seulement, compte
faire appliquer la généralisation du Bac Pro trois ans. Notez que plusieurs
syndicats signataires viennent de claquer la porte, convaincus du
« carcan » du protocole laissant un seul syndicat enseignant jouer
double jeu vis-à-vis de ses adhérents et des collègues descendus dans la rue.
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De plus, les chiffres sont têtus |
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Quelques chiffres
officiels - Depuis 1985 : 354
LP ont été supprimés. - Entre 1993 et 2006, 3 388 classes de LP
ont été fermées. - En 1980 : 773 204 élèves étaient
inscrits en LP. - En 2006, ils ne sont plus que 719 666. - CAP : 457 916 élèves préparaient un CAP
en LP, ils ne sont plus que 91 960 en 2006. - BEP : en 1990, il y avait 452 198
élèves, ils sont 415 757 en 2006. |
Le ministre continue aujourd’hui avec la suppression des classes de BEP à la rentrée 2009 ! Faut-il
rappeler que le BEP est à la base de conventions collectives et de statuts,
alors que le bac pro (13 ans après sa création) n’est reconnu que dans une
minorité de conventions collectives ? Faut-il
rappeler que le BEP permet la poursuite d’études en bac pro 2 ans, puis vers
un BTS ce que permet difficilement le CAP. Que
cherche le gouvernement ? Que de plus en plus d’élèves aillent le plus vite
possible vers l’insertion, vers l’apprentissage ? N’y a-t-il pas aussi un
risque d’augmenter le nombre des décrocheurs sans diplôme ? |
Pour les élèves, c’est
clair : on les laisse sur le carreau. On leur enlève 900 heures de cours
pour préparer le même diplôme.
Et pour les enseignants ?
Extrait du point 4
du relevé de conclusion
4.1 La
formation initiale et continue des PLP
et des enseignants non titulaires exerçant au sein de l’enseignement
professionnel.
4.1.1 Pour les stagiaires et les néo titulaires, ce sont
les stages en entreprise et les stages en responsabilité prévus par le nouveau
cahier des charges de la formation des maîtres qu’il conviendra, en liaison
avec les IUFM, de faire vivre en les orientant vers la meilleure connaissance
et appropriation de cette rénovation.
4.1.2 Pour les enseignants exerçant déjà au sein de la
voie professionnelle, la formation continue doit les mettre en situation d’être
partie prenante de la rénovation de la voie professionnelle. (…) Par ailleurs,
des dispositifs d’accompagnement et de formation seront proposés au niveau
académique afin de contribuer à la résorption de la précarité. Il s’agit, en
facilitant l’accès à la VAE des personnels enseignants non titulaires, de leur
permettre l’obtention des titres universitaires nécessaires à leur candidature
aux concours de PLP. (…) La DGRH
procèdera à une analyse quantitative et qualitative approfondie du corps des
PLP ; parallèlement une étude à moyen terme conduite par les services de
la DGESCO et ceux de la DGRH permettra d’améliorer la gestion prévisionnelle du
corps de PLP en s’appuyant sur la projection de l’évolution de l’offre de
formation prévue au sein des académies.
4.2 Les
modalités d’exercice des fonctions des
PLP seront
repensés au moment de la mise en œuvre de cette rénovation qui, en conduisant
plus d’élèves au baccalauréat, engendrera plus de poursuites d’études, en BTS
notamment. Il s’agira de leur reconnaître expressément la possibilité
d’enseigner en post-baccalauréat et en IUFM. Il s’agira de leur reconnaître expressément
la possibilité d’enseigner en post- baccalauréat et en IUFM. Il s’agira aussi
de reconnaître la spécificité des tâches
qu’ils accomplissent.
Le Ministère leur
demande de s’investir en « s’appropriant la rénovation », en
devenant les artisans de cette réforme
de l’enseignement professionnel public.
Il suffit de
relire le nombre de postes mis aux concours des PLP pour être convaincu de la
vacuité de ses lignes. De plus, qu’est-ce que la proposition de
l’administration, en terme de gestion prévisionnelle de l’emploi et des
compétences pour les PLP ?
·
Il s’agit d’abord de répondre aux
besoins de l’administration : mutations, transformation du métier,
compétences. L’Etat répond sur deux niveaux : fonctions (domaines
d’activité) et champs (groupe d’activités). Et ce serait une attente partagée des PLP ?
·
Après les compétences collectives, il
s’agit d’aborder les compétences individuelles : formation, recrutement,
reclassement, mobilité, VAE. Ce sera à l’Etat de fixer les objectifs à
atteindre.
Est-ce le rôle du
syndicat d’accompagner toutes ces mesures ?
Le Ministère
leurre les collègues en leur faisant miroiter la possibilité d’enseigner en
classes de BTS ou en IUFM.
Une infime minorité
de PLP seraient concernés. Il s’agit d’une cerise sur le gâteau pour 1% des
collègues.
Ce n’est pas ce genre de revalorisation que
le SNUEP-FSU souhaite pour la profession.
Le
SNUEP-FSU ne pense pas que les axes de cette rénovation de la voie
professionnelle permettent de lutter contre les sorties sans diplôme, ni même
d’augmenter le nombre de jeunes accédant au bac professionnel.
Pour les
élèves, c’est « réglé », selon le ministère. Pour les PLP, le
gouvernement préparerait un « bonus » pour quelques-uns seulement
(accès à l’enseignement supérieur). Et pour les autres, qui resteront en LP, on
fabrique dans l’urgence les référentiels en ouvrant une large consultation sur
les programmes des enseignements généraux des baccalauréats professionnels en
trois ans. Cette consultation, qui se terminera le 9 juin 2008, est disponible
sur le site EDUSCOL (http://eduscol.education.fr).
Cette consultation était
initialement prévue pour une réforme des contenus des enseignements généraux
pour quatre années d’études (BEP, BAC PRO) sur d’autres projets.
Communiqué du SNUEP-FSU du 16 mai 2008
CONSULTATION SUR LES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT GENERAL DES
BACCALAUREATS PROFESSIONNELS EN TROIS ANS
Le SNUEP rappelle son hostilité à
la généralisation des baccalauréats professionnels en 3 ans car
elle engendre la fermeture des sections de BEP et donc entraîne la suppression
automatique d’une année d’enseignement pour les élèves qui s’orienteront vers
la voie professionnelle. Il s’agissait donc pour le Ministère de compacter
quatre années d’étude en trois seulement et donc de revoir l’intégralité des
contenus des enseignements généraux en les adaptant à cette réforme.
La majorité des Professeurs de Lycée Professionnel considère qu’un
nombre non négligeable d’élèves doit pouvoir disposer au sortir de la classe de
troisième de sections de niveau V afin de ne pas négliger les disciplines
fondamentales pour s’orienter positivement vers un baccalauréat professionnel.
Réduire les horaires et les contenus de l’enseignement n’est donc pas
la meilleure façon d’aboutir à cet objectif.
Les projets confirment que la classe de seconde
professionnelle sera une classe de détermination avec toutes les conséquences
que l’on devine.
La méthode
qui consiste à demander soit des contributions individuelles, soit des
contributions collectives au sein de dispositifs mis en place par les
Inspecteurs de l’Éducation Nationale concernés, dans chaque Académie, n’est pas
de nature à répondre à nos attentes car le débat sur l’opportunité de la
réforme est loin d’être clos !
Il est
clair qu’il s’agit pour le Ministère d’enclencher une vitesse supérieure alors
que sur le terrain la contestation est grande face à des mesures dont le seul
objectif est l’économie de moyens.
Le
Ministre reste donc sourd à la demande
de la plupart des partenaires d’arrêter la généralisation des baccalauréats
professionnels en trois ans et souhaite valider rapidement les programmes
d’enseignement correspondants.
Dans le
cadre de cette consultation, le SNUEP rappellera ses positions, mais
s’exprimera sur les contenus proposés dans chaque discipline d’enseignement
général.
Il continuera à demander que de véritables discussions sur l’avenir de la
voie professionnelle soient engagées dans un double objectif : une réelle
valorisation du Baccalauréat Professionnel et des dispositions visant à donner
un avenir professionnel solide à des élèves qui ne pourront pas s’insérer dans
le cursus proposé par le Ministre.
Le
SNUEP ne se résoudra pas l’exclusion des élèves les plus en difficulté et à
leur orientation vers une nouvelle mouture de l’apprentissage junior (rebaptisé DIMA, dispositif d’initiation
aux métiers en alternance, dans la
circulaire de rentrée 2008).
Le Secrétariat National du SNUEP-FSU
![]()
En supprimant des dizaines d’heures de cours ! Quelle valeur aura le BEP ? Le Bac Pro sera également dévalorisé. Du CAP au
BTS, c’est le lycée des métiers avec en prime l’apprentissage qui
remplacera des postes de PLP par des postes gagés Bonne occasion de revoir le statut des
PLP par la même occasion. Polyvalence, annualisation de
services… PROTOCOLE
D’ACCORD ET ANALYSE DU SNUEP ORLEANS-TOURS:


Déclaration des revenus 2007
Cotisation
syndicale
Taux de réduction : 66 % du montant de la cotisation syndicale. La
cotisation versée au SNUEP donne droit à la réduction d’impôt, sauf si vous
optez pour la déduction des frais réels. Dans ce cas, vous devez déclarer
l’intégralité du montant de votre cotisation dans le calcul de vos frais réels.
Frais
réels ou déduction forfaitaire de 10 % ?
Calculs fastidieux mais toujours utiles pour
choisir la bonne option. A chacun de
faire le choix de la solution la plus avantageuse.
Si vous choisissez la déclaration des frais
réels :
A vous de justifier le caractère
professionnel des dépenses déclarées dans une lettre sur « papier
libre »,
A vous de conserver pendant trois ans les
justificatifs.
Sont déductibles :
-
les frais de déplacements domicile
-travail
-
les frais de double résidence
-
les frais de formation
professionnelle
-
les dépenses liées à l’utilisation
professionnelle d’une partie du logement
-
le mobilier et le matériel
informatique
Et les TZR ?
Les ISSR* sont des remboursements de
frais : elles ne sont pas imposables et donc n’ont pas à être déclarées si
vous choisissez la déduction forfaitaire de 10 %.
Par contre, si vous choisissez l’option
« frais réels », vous devez indiquer le montant des indemnités
perçues au titre de l’année 2007. Un oubli sera sanctionné par des
pénalités et par la perte de l’abattement de 20 % sur le montant non déclaré,
augmenté d’une pénalité correspondant à 0,4 % par mois de retard dans le
paiement des sommes dues.
Prime
pour l’emploi
C’est
quoi ?
La prime pour
l'emploi (PPE) est une aide au retour à l'emploi ou à la poursuite d'une
activité professionnelle. Elle est attribuée aux personnes ayant exercé une
activité professionnelle, salariée ou non. Attention, elle est soumise à des conditions de revenus.
Qui
est concerné ?
Les personnels qui exercent à temps partiel
ou qui n’ont travaillé qu’une partie de l’année.
Que
faire pour la percevoir ?
Pour en bénéficier, vous n'avez qu'à
compléter les cases AX à DX ou AV à DV selon que votre activité était à temps
plein ou à temps partiel sur votre déclaration de revenus 2007. Le nombre
d’heures payées figurent soit sur votre bulletin de paye soit sur votre contrat
de travail.
N'oubliez
pas de remplir les cases prévues, vous y avez peut-être droit.
Par exemple, si vous avez été recruté(e) au
1er septembre 2007 pour un emploi à temps complet, le nombre
d’heures travaillées est de 607 heures**.
La PPE est calculée automatiquement à partir
des informations que vous indiquez sur votre déclaration de revenus.
Comment
la recevoir ?
L'avis d'imposition que vous recevrez
indiquera le montant de la PPE.
Si vous êtes imposable, la PPE vient en
déduction du montant à payer.
Si vous n'êtes pas imposable, l'intégralité
de la prime vous est versée par chèque ou par virement***.
* Indemnités de Sujétions Spéciales de
Remplacement
** Pour connaître le nombre d’heures à
déclarer, lire le BO des impôts n° 114 du 26/06/01.
*** Joindre un RIB ou RIP à votre
déclaration de revenus 2007
Heures supplémentaires
C’est le moment de les
refuser ! C’est le moment d’agir.
Dans
les prochains jours, vont se tenir les conseils d’enseignement pour procéder à
la répartition des services pour la rentrée 2008.
A
nous tous d’organiser le refus collectif d’heures supplémentaires en
recherchant, pour chaque discipline, l’accord de tous, chaque fois que c’est
possible, pour exiger la création d’un
poste ou d’un bloc horaire.
Jouant
cyniquement avec notre pouvoir d’achat, le ministère fait le pari que le flot
d’HSA sera absorbé.
A nous de faire la
démonstration qu’il n’en est rien, que la rentrée sera difficile et que
d’autres choix s’imposent.
Signez la pétition (page 6)
« Un avenir ouvert et des orientations
ambitieuses pour tous les jeunes»
Investir dans l’Education c’est miser à long terme sur la formation et la culture pour dynamiser le développement économique et social.
Mais l’Etat au contraire se désengage, en
supprimant des postes, en diminuant les horaires, en réduisant les savoirs, en
abaissant le niveau d’exigence pour les
élèves les plus fragiles.
Avec les projets ministériels, ce sont les
options, la variété des modes d’entrée dans les apprentissages qu’on ampute, ce
sont les diplômes nationaux qu’on attaque, ce sont les choix d’orientation
qu’on limite.
La question du parcours des élèves doit être
centrale parce que la préoccupation de la meilleure voie de réussite pour
chacun est une exigence démocratique, une nécessité sociale.
Mais, aujourd’hui, le premier objectif du
gouvernement c’est surtout que
l’appareil de formation coûte moins cher en
imposant les cheminements les plus rapides possibles !
Quel avenir pour
ceux qui sont en difficulté et auraient besoin de temps,
d’aides spécifiques données par des personnels qualifiés de l’Education
Nationale (Conseillers d’orientation-psychologues, psychologues scolaires,
enseignants spécialisés des RASED, personnels de vie scolaire, assistants
sociaux..) ?
Tout
cela est jugé trop coûteux et inutile. La mise en place d’orientations
pré-professionnelles dès la 5ème débouchant sur de simples
certifications régionales adaptées aux débouchés locaux et immédiats leur sera
proposée !
Quel avenir pour
ceux qui ont besoin de l’appui d’un co-psy suffisamment disponible pour les
aider à développer des motivations pour leurs études, à tracer progressivement
les contours de celui ou celle qu’ils aimeraient devenir, à trouver dans leurs
projets les ressources nécessaires pour avoir envie d’apprendre. Qui pourra les
accompagner pour leur permettre de surmonter le poids des déterminismes de tous
ordres, d’approcher la réalité des métiers et d’oser des orientations
ambitieuses ? Des professeurs débordés par la multiplication des tâches
qu’on veut leur imposer tenteront de les accompagner. Les insatisfaits et les
plus fortunés pourront toujours se payer les services de «
coachs » privés mais sans aucune garantie ni de qualification, ni de
respect déontologique.
Quel avenir pour
ceux qui souhaitent disposer de conseils et d’informations objectives et
fiables ? Les fédérations patronales
et le secteur marchand y pourvoiront en fonction de leurs intérêts et non
des aspirations des jeunes et de leurs
familles !
MAIS,
est- ce l’Ecole que nous voulons ?
Parents, personnels de l’Education
Nationale, étudiants, lycéens, élus
Vous qui n’acceptez pas l’externalisation et
la privatisation de tout ce qui peut l’être dans l’Ecole , en particulier le
champ du suivi individualisé, du conseil, de l’aide à l’élaboration des projets
d’avenir, de l’information sur l’orientation,soutenez avec nous cet appel pour
que
Exigeons une autre
conception de l’orientation et les moyens d’assurer à tous les jeunes un avenir
ouvert et des orientations ambitieuses.
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NOM |
Prénom |
Qualité |
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