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Paris, le 12 septembre 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
du 11 septembre 2008
La
lettre du Ministre envoyée aux PLP :
Des
objectifs qui ne sont pas les nôtres.
La création du baccalauréat professionnel en
Les raisons en sont multiples et parfois
complexes ! Parmi elles, nous pouvons citer :
-
le nombre d’élèves de BEP qui n’ont pas la
possibilité de poursuivre faute de places suffisantes en BACCALAUREATS
PROFESSIONNELS 2 ans
-
le développement de l’apprentissage vidant
les sections de BAC pro en lycée professionnel,
-
la baisse des moyens d’encadrement alors même
que ces jeunes ont de plus en plus besoin de repères et de structures leur permettant de réussir.
-
les difficultés économiques rencontrées par
nos élèves très souvent issus de milieux
sociaux économiques et socialement défavorisés.
Loin de résoudre ces problèmes, l’unique
réponse apportée par le ministre est la généralisation BAC PRO 3 ans sans
concertation préalable avec les syndicats.
Le cycle de référence en trois ans du
baccalauréat professionnel induira la
disparition des formations BEP et pour beaucoup l’obtention d’un premier
diplôme qui leur permettait de reprendre confiance en eux. La création de quelques
CAP ne compensera pas cette disparition.
Le développement des passerelles et
l’individualisation des parcours risquent de se mettre en place localement dans
le cadre de l’autonomie des établissements sans cadrage national ni moyens supplémentaires limitant de fait,
les possibilités de passage du CAP au BAC PRO. Comment les lycées
professionnels pourront-ils proposer des parcours « du CAP au BTS »
avec si peu d’ouverture en CAP, des passerelles CAP – BAC PRO incertaines et
des BTS quasiment inexistants en
LP ?
Pire, la réforme se met en place à la rentrée
2008, sans programmes et sans moyens
supplémentaires pour l’individualisation. Est-ce cela les nouvelles
perspectives professionnelles ? Est-ce cela la nouvelle pédagogie pour les
nouveaux Bac pro ?
En décidant de transformer toutes les
formations en BAC PRO 3 ANS à la rentrée 2009, sans même prendre de temps pour
l’évaluation, le Ministre prend le risque de détériorer gravement un système
qui a déjà montré qu’il pouvait faire réussir un grand nombre de jeunes en
situation d’échec scolaire.
Les manipulations démagogiques de notre
Ministre, le versement de quelques primes ou l’annonce de quelques
promesses ne suffiront pas à nous faire changer d’avis sur cette
réforme.
Le SNUEP dénonce une
fois de plus, la politique du gouvernement qui n’aura pour effet que de
diminuer l’offre de formation des LP et mettre l’ensemble des collègues face à
encore plus de difficultés pour poursuivre leurs missions.
Le SNUEP demande une
autre réforme de l’enseignement professionnel et une autre revalorisation de
l’ensemble de ces personnels.
Le
secrétariat national
BAC PRO 3 ANS
Le
SNUEP-FSU veut rencontrer le Ministre

Comité technique paritaire
ministériel
Les
organisations syndicales boycottent le CTPM
Paris, le 04 septembre 2008
Les organisations signataires SNUipp, FSU, SGEN-CFDT,
UNSA-EDUCATION, CGT-EDUCATION, SUD-EDUCATION, ont décidé de boycotter le CTPM du 4 septembre.
En effet les
organisations sous signées ont vivement dénoncé la méthode employée par le
gouvernement qui consiste à présenter la mise en place du droit d’accueil dans
les écoles maternelles et élémentaires comme seule réponse à la mobilisation
des enseignants, parents, lycéens, étudiants, militants des mouvements pédagogiques
et des associations complémentaires de l’école, pour défendre le droit à une
éducation de qualité pour tous.
Si les
organisations sont prêtes à discuter dans le cadre d’un véritable
dialogue social, elles contestent le principe d’une déclaration individuelle
des enseignants grévistes 48 heures avant la date d’une journée de grève.
De plus, le projet
de décret introduit un dispositif de « négociation préalable » qui
restreint l’exercice du droit de grève des enseignants. Cette mesure est
sans rapport avec la mise en place d’un service d’accueil.
Elles rappellent
que les enseignants des écoles prennent systématiquement le soin d’avertir les
parents d’élèves en cas de mouvement social pour que ceux-ci puissent anticiper
les difficultés de garde d’enfants.
En se déchargeant
une nouvelle fois sur les collectivités locales, ce dispositif correspond à un
dévoiement de la mission première de l’école qui est de fournir un enseignement
et non une garderie.
Les organisations
syndicales signataires de ce texte représentent l’écrasante majorité des
personnels du ministère de l' Education Nationale. Elles exigent dans l’esprit
du relevé de conclusions du protocole social fonction publique, un dialogue
social construit sur une concertation approfondie avec l’ensemble des
organisations représentatives. Ce projet de décret ainsi que la circulaire du
26 août 2008 n'ont fait l'objet d'aucune concertation préalable, c'est pourquoi
nous demandons le retrait du projet de décret de l'ordre du jour et un réexamen
complet de ces textes.
Appel unitaire à des mobilisations
d’ampleur,
dans tout le pays, le 7 octobre 2008
Le 07 octobre 2008, les organisations CFDT,
CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent les salariés à participer
massivement à la journée d’action syndicale mondiale pour le travail décent à
l’initiative de la CSI.
Une mobilisation d’ampleur est nécessaire
pour promouvoir dans le monde les libertés et la solidarité, avec la volonté de
faire reculer la précarité et la pauvreté.
Dans notre pays, ce sera l’occasion pour les
salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer
l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés,
d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et
la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie et
de haut niveau, des services publics efficaces et contribuant à la cohésion
sociale.
Le 07 octobre donnera lieu à des initiatives
sur l’ensemble du pays (rassemblements, manifestations, actions ciblées…)
A Paris, la journée de mobilisation se
terminera par un rassemblement unitaire, syndical, européen et international à
17h au Trocadéro.
Les organisations signataires de cet appel
demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se
rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant
la plus large implication des salariés.
Communiqué de presse FSU
EDVIGE :
un premier recul
Les Lilas ,
mercredi 10
septembre 2008
Après la reprise en main du dossier EDVIGE
par l'Elysée, Michèle ALLIOT-MARIE s'est dit décidée à mettre en chantier le
projet d'une loi garantissant les libertés publiques et a annoncé vouloir
rencontrer les organisations leader sur ce dossier. Ce changement de ton à
mettre au crédit de la mobilisation doit cependant se traduire sans tarder par
des mesures concrètes La FSU estime que le meilleur signe du début de la mise
en chantier d'une loi sur le respect des libertés publiques passe par le
retrait du décret 2008-632 qui a créé EDVIGE. Les discussions pourront ainsi
s'engager sous de meilleurs auspices, sans chausse-trappe. Ces discussions
doivent associer l'ensemble des organisations qui ont déposé un recours commun
le 29 août, et le Collectif "Non à EDVIGE" dont elles sont membres.
La FSU se tient prête, aux côtés de ses
partenaires sur ce dossier, à rencontrer Madame la ministre ou le chef du
gouvernement pour proposer sa vision d'une société ou les droits fondamentaux
seraient préservés et les libertés publiques et individuelles protégées.
Elle continuera à être vigilante et à
maintenir la pression en liaison avec les organisations qui se sont rassemblées
contre ce décret.