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Paris, le 22 septembre 2008
POUR
LA DÉFENSE DE NOS SALAIRES DE NOS METIERS ET DE L’ÉCOLE
le Conseil National des 15 et 16 septembre
2008
du SNUEP-FSU a voté un appel à la
GrÈve
Mardi
7 octobre
et la participation à la
MANIFESTATION
NATIONALE
Dimanche 19 octobre
Paris, place d'Italie
12h
Pour plus d’information, contactez
les secrétaires académiques du SNUEP
ou les sections départementales de la
FSU
MOTION VOTEES Au Conseil National du
SNUEP-FSU
des 15-16 septembre 2008
MOBILISONS DURABLEMENT
ET DONNONS UNE DIMENSION AMBITIEUSE À
L’ACTION
Les
motifs d’inquiétude et de colère ne manquent pas : baisse du nombre de
postes aux concours, augmentation de la précarité, heures supplémentaires
imposées, …
Le
Budget 2008 ne permettra pas d’assurer partout tous les enseignements durant
l’année scolaire, il implique la multiplication des services partagés. Quant au
budget 2009, il annonce déjà la suppression de 13 500 postes, s’ajoutant
aux 11200 supprimés cette année.
Les
réformes ministérielles annoncées, celle de la voie professionnelle, avec la
mise en place du BAC pro 3 ans et son corollaire la suppression des BEP, ou
celle de la formation des enseignants, sont autant de motifs d’inquiétude pour
l’enseignement professionnel public et laïque.
Après
la nuit des IUFM du 4 septembre et la journée du 11 septembre 2008, il nous
faut amplifier et réussir les actions
unitaires annoncées.
Le SNUEP-FSU s’associe :
- à l’organisation des jeudis de l’éducation avec les personnels, les
parents ;
- aux états généraux « Pour une formation des enseignants de
haut niveau dans les IUFM rénovés » qui auront lieu le 4 Octobre à Paris
XII, Val de Marne, UFR de droit (métro Créteil l’Echat) ;
-
aux actions de la journée
internationale du 7 octobre auxquelles appellent 6 organisations, dont la
FSU, sur les questions de l’emploi, des salaires, des services publics, des
conditions de travail et de la protection sociale ;
- à la journée nationale des retraites le 16 octobre ;
- à la manifestation nationale du 19 octobre à Paris contre la
politique budgétaire et pour les évolutions nécessaires à la réussite de tous
les élèves.
La baisse du pouvoir d’achat touche de
plus en plus dramatiquement tous les salariés, du public comme du privé.
Ce
thème est au cœur de l’actualité depuis des mois, parce qu’il a été un argument
majeur de la campagne électorale de Sarkozy.
Le
Président de la République se trouve aujourd’hui en difficulté sur ce sujet car
il refuse de se prononcer sur la seule mesure efficace : l’augmentation
des salaires.
Dans
ce contexte, le CN du SNUEP juge inacceptable et inquiétant pour la crédibilité
du syndicalisme qu’en cette rentrée il n’y ait pas de grève nationale unitaire
prévue centrée principalement sur l’augmentation des salaires.
Le
SNUEP-FSU ne se satisfait pas de cette situation, c’est la raison pour laquelle
il demande :
c à
sa fédération, la FSU, de continuer à tout mettre en œuvre pour convaincre ses
partenaires syndicaux d’appeler rapidement à une grève nationale sur les
salaires, la plus unitaire possible ;
c aux
personnels pour surmonter les obstacles à l’unité au « Sommet », de
la réaliser dans les établissements et d’inonder les instances des fédérations
et confédérations de messages disant :
« Dans l’unité, décidez
immédiatement de la grève nationale
pour l’augmentation des
salaires ».
Pouvoir d’achat
Le
SNUEP-FSU exige
une vraie
revalorisation des salaires !
Implicitement
le gouvernement reconnaît la nécessité de revaloriser le métier d’enseignant en
annonçant à grands renforts de publicité la prime d'entrée dans le métier de
1500 € et une indemnité forfaitaire annuelle de 500 € pour tout
enseignant effectuant au moins 3 HSA.
Ces
« mesurettes fanfaronnantes » ne concernent qu’une minorité
de collègues et ne constituent en aucun cas une revalorisation de nos salaires.
La
vraie revalorisation, celle qui passe par une augmentation conséquente du point
d’indice, est au point mort : + 0,5 % au 1er mars 2008, + 0,3%
au 1er octobre (en réalité un équivalent de 0,49% sur l'année)
pendant que les prix à la consommation connaissent une hausse annuelle de 3,6%
selon l’INSEE. Cela constitue donc une baisse minimale de plus de 3% du pouvoir
d'achat, s'additionnant à celles des années passées !
Les propositions du gouvernement
mettent en évidence la volonté manifeste d’augmenter la part indemnitaire de
nos rémunérations, non prise en compte dans le calcul de la retraite, et
d’individualiser les traitements.
Le Conseil National du SNUEP-FSU appelle les
personnels à se mobiliser pour une véritable revalorisation de nos
salaires qui passe par :
·
la revalorisation du point d’indice,
qui a perdu 25 % en 20 ans ;
·
la revalorisation de la grille
indiciaire des PLP et CPE entre les indices 474 et 963 ;
·
l’intégration de toutes les primes et
indemnités dans le salaire ;
·
la reconstruction d’une grille
indiciaire avec la disparition de la « Hors Classe » et l’intégration des
actuels indices « Hors Classe ».
Le
Conseil National du SNUEP-FSU rejette le credo du moment « Travailler plus pour gagner
plus » et se prononce pour le
refus des HSA parce que dire non aux HSA c’est :
-
arrêter
l’hémorragie de postes (3500 postes transformés en HS à cette rentrée, combien
dans le budget 2009 ?) ;
-
permettre
de nouveaux recrutements de titulaires ;
-
être
solidaires et refuser d’envoyer les collègues titulaires compléter leur service
dans un autre établissement et les non-titulaires au chômage ;
-
préserver
la qualité de notre enseignement (une enquête du MEN en 2002 nous reconnaissait
déjà 40 heures de travail hebdomadaire) ;
-
refuser
que l'augmentation du nombre d' HS encourage le ministère à augmenter le temps
de travail de tous les personnels.
L’IRCANTEC
La remise en cause de
l’IRCANTEC vise à augmenter les cotisations et à diminuer brutalement les
pensions des bénéficiaires de manière exorbitante alors que le régime est en
situation financière excédentaire. Ces propositions ainsi que le mépris affiché
pour les organisations syndicales membres du Conseil d ‘administration créent
une situation intolérable. Le SNUEP-FSU ne peut l’accepter.
Agir durablement pour la Paix
L’actualité a mis
en avant deux situations de guerre : la Géorgie et l’Afghanistan mais cela
ne doit pas nous faire oublier tous les autres pays confrontés à cette
situation où les armes frappent encore et toujours les populations comme en
Irak, en Palestine, au Darfour et dans d’autres régions du monde.
La volonté
d’indépendance doit se faire dans un cadre validé par la communauté
internationale, que ce soit pour le Kosovo, l’Ossétie, l’Abkhazie ou toute
autre partie du monde.
Aujourd’hui les
interventions en Afghanistan ou en Irak n’ont pas démontré sa pertinence et
nous sommes en incapacité à sortir les pays de la situation dramatique où ils
se trouvent.
Nous ne devons pas
être les faire-valoir ni des USA, ni de l’Otan ni même d’une Union européenne
qui n’engagerait pas des relations directes avec ces pays.
La communauté
internationale doit avoir pour axe prioritaire de s’attaquer à la pauvreté,
d’agir pour mettre en place un développement économique, social et culturel, et
de maintenir la paix.
Le SNUEP-FSU
soutient la Journée internationale de la paix décrétée par l’ONU : le 21
septembre.
Combattons fermement les tentatives gouvernementales de museler et de
réprimer les oppositions à sa politique
Nous assistons à
une volonté gouvernementale de museler toute opposition le plus souvent
accusant les militants d’actes délinquants ou de propos diffamatoires. Nous
l’avons vu avec les lycéens et nous continuons à le voir avec les
portes-paroles des structures syndicales ou associatives (élu dans le Jura, le
Collectif d’Ille et Vilaine, collègue PLP d’Ile de France, …), tout
particulièrement dans le soutien aux sans papiers.
Nous assistons à
une accélération, comme si les ministres en abusaient, des poursuites et des
demandes de dédommagements financiers pour briser toute résistance.
La politique
d’expulsions brutales, pour faire du chiffre comme on a pu le voir à Mayotte
entre autres, peut alors non seulement assurer à des « petits chefs »
des pouvoirs importants mais aussi
conduire à des drames.
Le SNUEP-FSU n’accepte pas une telle politique
gouvernementale.
Exigeons le
retrait définitif du fichier EDVIGE
Si nous prenons
acte du changement gouvernemental sur le fichier EDVIGE (Exploitation
Documentaire et Valorisation de l’Information Générale), dû à la mobilisation
des diverses structures et les nombreuses signatures de la pétition, nous
demandons, sans tarder, des mesures concrètes qui respectent les libertés
individuelles et publiques. Cela passe par le retrait du décret 2008-632 qui a
créé EDVIGE avant d’entreprendre les négociations avec toutes les organisations
(dont la FSU) qui ont déposé le recours.
Site : www.nonaedvige.ras.eu.org
La laïcité encore et toujours
attaquée : danger !
Le président de la
république laïque française a dévoilé ses positions et sa conception du politico-religieux
lors de son allocution à Latran, lorsqu’il a souligné que « Dans la transmission des valeurs et dans
l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne
pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il
s’en rapproche, parce qu’il manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa
vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». Il
continue sur sa lancée en recevant officiellement Benoît XVI. Ce dernier a été
reçu comme un chef d’état, ce qu’il n’est pas, bafouant ainsi un des principes
de la laïcité qui impose qu’un chef religieux ne peut-être reçu qu’à titre
privé. Nos impôts ne doivent pas servir à financer le voyage, la protection et
le gîte d’un représentant religieux.
Le SNUEP-FSU
réaffirme son fort attachement aux principes de la laïcité dans tous les champs
sociétaux.
Le SNUEP-FSU dénonce la remise en
cause du droit à l’avortement
Le droit à
l’avortement remis en cause : l’avortement ne pouvant plus être attaqué de
front depuis quelques dizaines d’années, cela n’empêche pas des groupuscules
religieux intégristes anti-avortement de s’engouffrer dans toutes les brèches
et d’être toujours à l’affût. Aidés par des législateurs avertis de Sarkozy,
ministres de la justice et de la santé pour ne pas les nommer, ils ont réussi
un passage en force en imposant l’inscription d’un fœtus mort, sans limite
d’âge ni de poids, sur le livret de famille (décrets et arrêtés parus au JO du
22 août 2008). Cette législation réactionnaire implique de fait, la
reconnaissance d’une personnalité juridique à l’embryon. A quand la première
plainte contre une femme qui avorte ou contre un hospitalier qui aura pratiqué
l’acte ?
Le SNUEP-FSU
réaffirme sa volonté de lutter contre toutes les atteintes portant sur la
liberté des femmes à disposer de leur corps.