APPEL DU CONGRES NATIONAL DU SNUEP AUX PERSONNELS
DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Le 03 juin, plus d’un million de personnes dans la rue … 150
000 à Marseille et encore plus à Paris ! Les
personnels sont toujours aussi déterminés !
En déposant les projets de loi sur la décentralisation, sur
les retraites et en choisissant son calendrier, le gouvernement a pris la
responsabilité de provoquer de graves dysfonctionnements à une période cruciale
de l’année pour nos élèves.
Compte tenu de la situation actuelle : cours assurés ou
non, depuis plus ou moins longtemps (décalage public-privé)…..
les examens se déroulent dans la plus complète
inégalité pour les élèves.
Le SNUEP rappelle que le droit de grève est inaliénable et
demande aux collègues de continuer à s’inscrire dans le mouvement actuel en
n’assurant aucun service (surveillance, correction, conseils de classe, etc.) .
La mobilisation porte déjà ses fruits .
Forts des premiers reculs du gouvernement, forts de
l’adhésion de la population et de la motivation des collègues,
Ø Ø
Amplifions et généralisons la grève
reconductible dans l’unité et la solidarité des personnels.
Ø Ø
Multiplions les actions pour un maximum de visibilité :
Ø Ø
Participons massivement aux manifestations dont celle du 10 juin
Ø Ø
Réaffirmons, sur le plan de l’éducation :
-
- la priorité
à l’Education Nationale publique et laïque, notamment pour l’enseignement
professionnel
-
- le retrait
du projet de loi sur la décentralisation
-
- le
maintien des statuts des MI-SE et la pérennisation
des aides éducateurs par la création d’emplois statutaires
Sur le plan des retraites, nous réaffirmons au titre de la
solidarité des générations qu’il existe d’autres alternatives et d’autres
financements que nous défendons dans le cadre de la FSU.
L’ouverture des négociations sur le projet de loi sur la
décentralisation ne doit pas casser l’unité public-privé
sur la défense des retraites (37,5 annuités pour tous).
Le SNUEP appelle la Fédération à porter le débat à tous les
niveaux et à s’adresser à nouveau à toutes les confédérations syndicales afin
qu’elles pèsent de tout leur poids pour exiger le retrait des projets actuels
par la grève générale et négocier de vraies réformes.
Achères, le 4 juin 2003