MESSAGE DE GERARD
ASCHIERI AUX CONGRESSISTES DU SNUEP
Chers camarades,
Un congrès est toujours un moment dans la vie d’une organisation syndicale
et il est normal que le secrétaire général de la FSU soit présent dans les
congrès des syndicats de la fédération.
Mais à circonstances exceptionnelles, situations exceptionnelles. Le
mouvement dans lequel nous sommes engagés m’empêche d’aller au congrès du
SNASUB qui se tient en même temps !
Je le regrette et en même temps je me réjouis de la force, de la détermination,
de la capacité à faire avancer les revendications que ce mouvement manifeste.
Dans ces dernières années j’ai rarement connu un tel mouvement qui
manifeste autant de solidarités entre les catégories de personnels de
l’éducation et qui pose avec une telle puissance des questions centrales pour
notre société : celles des services publics et celles des retraites.
Chacun a pu constater le rôle et la place de la FSU dans ce mouvement et je dois dire que nous
pouvons en être fiers.
S’agissant de la décentralisation nous avons pu mettre le pied dans la
porte, la question est d’ouvrir la porte
toute grande. Mais comme je l’ai dit publiquement, la décentralisation
n’est pas notre seule revendication et nous exigeons d’avancer sur l’ensemble
des revendications et en particulier le
dossier des retraites : c’est ce que nous allons dire aux ministres que
nous rencontrons cet après-midi. C’est la raison pour laquelle nous avons dit
et répété à nos collègues que ce n’était pas le moment de lever le pied. Et si
nous obtenons des résultats au plan de l’éducation nous serons encore dans
l’action solidaire sur les retraites.
Au moment où ces lignes sont écrites des grèves sont reconduites, de
multiples initiatives sont décidées ou mises en œuvre, comme celles de Toulouse
ville morte et 10 juin devrait être un nouveau rendez-vous majeur de grèves et
de manifestations.
La question qui se pose à nous est
bien sûr de créer les conditions d’un mouvement interprofessionnel puissant
débouchant sur la grève interprofessionnelle. Pour cela notre responsabilité
est à notre niveau, dans notre champ de syndicalisation, de rassembler les
personnels de façon unitaire pour continuer l’action. . C’est ce que nous avons
fait depuis plusieurs semaines avec succès. C’est ce
que nous devons poursuivre . Pour cela nous avons
besoin de la réflexion de tous ; nous avons aussi besoin de toujours mieux
et plus proposer des alternatives aux régressions gouvernementales. Un congrès
c’est aussi et même d’abord le lieu d’élaboration des revendications et des
propositions alternatives ; c’est en cela que votre congrès est aussi un
moment de notre action à tous et c’est pourquoi je vous souhaite une
pleine réussite.
Gérard Aschieri
Paris le 5 juin 2003