MOTION PRÉCARITÉ
Dans la fonction publique, toute
personne qui n’est pas titulaire d’un poste est un précaire. Les emplois
permanents de la fonction publique doivent, dans leur totalité, être occupés
par des titulaires. Le recours à la précarité ne peut être un mode de gestion
de l’emploi public.
Le Congrès demande l’arrêt du recours à l’emploi
précaire. Cela passe par l’élaboration d’un plan pluriannuel de recrutement
et de pré-recrutement nationaux de professeurs titulaires.
Le SNUEP est très attaché au principe républicain d’égalité dans
l’accès aux emplois publics. Ce principe trouve sa concrétisation dans les
concours nationaux.
Le concours est en effet le seul
moyen d’assurer l’égalité d’accès aux emplois et l’homogénéité du recrutement,
à la condition expresse que les postes offerts soient en nombre suffisants et
que les possibilités matérielles de préparation soient satisfaisantes,
notamment par des aménagements de service.
Dans l’immédiat, le Congrès exige
que les personnels enseignants non titulaires bénéficient de garanties
réglementaires leur permettant d’exercer dignement leur fonction et de préparer
leur concours. Ces garanties doivent porter notamment sur le réemploi, la
protection sociale, la procédure
disciplinaire et l’égalité des traitements.
Le Congrès exige la mise en place de modalités adaptées qui
permettent la titularisation des précaires dans des conditions équitables. En
tout état de cause, il est indispensable que tous les agents non titulaires
puissent être associés, dans le cadre d’une instance consultative paritaire,
à l’examen des mesures individuelles relatives à leur gestion.
Le SNUEP se doit d’accueillir, aider, encadrer (et syndiquer
bien sûr) les « précaires » de
nos établissements, pour les protéger de l’autoritarisme des directions, les
intégrer dans les équipes éducatives et mener avec eux la lutte pour leur
titularisation.
Le SNUEP réclame la suppression des vacataires 200 heures au
profit de postes de TZR ( cf la motion « revendications de la
profession § Statuts»).
Le SNUEP réclame la création de postes correspondant aux
nouveaux métiers apparus ces dernières années dans l’Education Nationale et
indispensables au bon fonctionnement des établissements (gestion des réseaux
informatiques, aide-laboratoire en LP… ).