Motion valeurs républicaines

 

A travers la mondialisation, une conception libérale de la société s’affirme dans des instances décisionnelles européennes et mondiales. Cette logique nourrit les projets des différents gouvernements et du gouvernement français en particulier.

Le mouvement qui s’exprime à ce jour dans la rue est porté par de nombreux enseignants qui affirment ainsi leur désaccord quant à ces projets. Cette situation n’est pas sans poser un certain nombre d’interrogations quant à la place de l’école dans la République et aux valeurs qui la constituent.

 

Le congrès a constaté une transformation de l’école qui n’est plus le lieu de la transmission des savoirs. L’école traverse une crise profonde : massification et manque de moyens, réformes pédagogiques en casacade sont quelques-unes des causes de cette crise. Les missions de l’école sont détournées au profit d’intérêts mercantiles ou religieux. Face à ces dérives, la commission propose le retour à une véritable école républicaine, seule moteur de la construction sociale.

 

 

Qu’est ce que l’école républicaine ?

 

L’école publique est une institution de la République dont les valeurs - Égalité, Fraternité et Liberté - doivent être réaffirmées avec force. Ces valeurs impliquent le maintien d’un service public national et laïc d’éducation. La régionalisation va à l’encontre de celles-ci : c’est une véritable remise en cause de la dimension nationale des diplômes et de l’égalité d’accès à l’école.

 

Quelles missions pour l’école républicaine ?

 

L’accès au savoir au plus haut niveau est la seule réponse pour une véritable intégration citoyenne. Transmission des savoirs et laïcité sont le creuset de la République.

L’établissement doit intégrer la’appentissage fde la démocratie permettant aux élèves d’assumer pleinement leur citoyenneté notamment dans le lycée aux travers du CVL, élections des délégués de classe, conseil des délégués, conseil d’administration

Chaque jeune a le droit à une scolarité qui débouche sur une formation et un diplôme national. L’Etat doit offrir à tous la garantie de l’égalité, du droit d’aller à l’école et du droit des femmes en particulier, droit qui passe par l’accès au savoir, seule condition de l’émancipation.

Le congrès donne mandat au SNUEP pour créer deux commissions : une commission femmes, et une commission droits et libertés.

 

Laïcité

 

La question de la laïcité est plus que jamais d’actualité. Le congrès réaffirme l’absolue nécessité de maintenir une laïcité institutionnelle garante d’une indépendance totale des emprises religieuses, sectaires et  économiques. L’engagement et la responsabilité de l’Etat doivent s’exprimer dans un cadre législatif  strict pour éviter de renvoyer le traitement de cette question au niveau local.

L’enseignement du « fait religieux » relève d’un choix ministériel qui doit s’exercer dans le cadre unique du programme d’histoire.

Le maintien du principe d’égalité implique l’abrogation du concordat d’Alsace-Lorraine et le rejet de toute pratique remettant en cause les rythmes et obligations scolaires : tout élève scolarisé est tenu d’assister à tous les cours et d’assumer pleinement sa scolarité, dans un cadre identique pour tous.

 

Le calendrier scolaire ne saurait en aucun cas être soumis à des influences religieuses et économiques.

 

La place de l’entreprise dans l’école républicaine

 

L’enseignement professionnel n’est en aucun cas prestataire de service, ni lieu de transmission des « valeurs » de l’entreprise, ni vivier de main d’œuvre. La relation école-entreprise ne peut se concevoir que comme possibilité offerte aux jeunes d’être placé dans une situation d’élève stagiaire.

 

Le SNUEP FSU considère que le seul moyen de répondre au malaise de l’école et de ses personnels passe par la réaffirmation des valeurs qui fondent la République.

Le SNUEP FSU condamne une conception de la laïcité qui au nom du « droit à la différence » aboutit à la différence des droits et à une opposition communautariste.

Le SNUEP FSU exige un cadre législatif strict pour l’application d’une laïcité pleine et entière.

 

Refus de vote : 0   Contre : 1     Abstention : 5         Pour : 60