MOTION FORMATION
CONTINUE DES PERSONNELS
UN DROIT POUR LES PERSONNELS,
UNE OBLIGATION POUR L’ETAT
La
formation continue des salariés a été élevée au rang d’obligation nationale par
la loi de 1971. Ce principe est réaffirmé par le concept « d’éducation et
de formation tout au long de la vie » actuellement en débat.
La
formation continue est donc un droit…. Aujourd’hui force est de constater qu’il
n’est pas respecté. La prise en compte :
·
des évolutions du système éducatif :
réformes, accompagnement de leur mise en œuvre…
·
des besoins de formation des
personnels : actualisation des connaissances, des pratiques pédagogiques,
épanouissement culturel et personnel…
est insuffisante voire inexistante.
La
formation continue se réduit de plus en plus à de l’auto formation quand les
possibilités financières et d’emploi du temps le permettent.
Le Congrès exige donc le rétablissement du
droit à la formation continue, pour
tous les personnels titulaires et non-titulaires, sur le temps de travail.
Au-delà de l’exigence d’un retour aux principes
fondateurs de la formation continue, le Congrès tient à souligner l’importance
des conditions de mise en place de ce droit, en particulier sur les points
suivants :
1
– LE DISPOSITIF DE FORMATION :
L’IUFM
est l’actuel maître-d’œuvre pour la mise en place de la formation initiale et
continue des personnels. Les offres de formation continue pour les PLP
dispensées dans ce cadre, sont trop souvent inadaptées car construites selon
les besoins de l’ordre d’enseignement le plus représenté dans le second degré.
L’articulation entre formation initiale et continue n’est pas
suffisante. ..
Pour le Congrès, la dimension universitaire et
donc disciplinaire trop marquée dans les contenus de formation doit être revue
pour mieux prendre en compte la spécificité des LP sans pour autant nier les
parties communes avec les autres ordres d’enseignement.
Cette exigence pour être satisfaite, requiert la
mobilisation de toutes les structures (école d’ingénieur, IUT, IUP) des
personnels d’enseignement supérieur concernés par la formation professionnelle
et technique et le recrutement de PLP sur des postes de formateurs.
2
– LES MOYENS :
Des
réductions budgétaires drastiques obèrent, d’année en année, les possibilités
de formation continue des personnels.
Le Congrès affirme que la reconnaissance par les
pouvoirs publics, du droit à la formation continue des personnels, passe par un
engagement financier à la hauteur des enjeux fixés pour le Service Public
d’Education et de Formation…. Le
protocole Fonction Publique 1996-1999 prévoyant un pourcentage de 3,80 % de la
masse salariale doit être, sur ce point, une référence. Cet engagement
financier doit aussi prendre en compte le rétablissement du congé mobilité et
la nécessité de mettre en place des moyens de remplacement spécifiques pour
couvrir les départs en formation.
3
– ROLE DES PERSONNELS DANS LE DISPOSITIF DE FORMATION :
Les
organisations syndicales sont seulement informées dans le cadre des CTP, des
dispositifs prévus.
Le Congrès demande une plus grande implication
des personnels dans des concertations traitant :
·
l’élaboration du plan académique de
formation
·
le recrutement des formateurs
·
le suivi et l’évaluation du dispositif de
formation
·
le contrôle de l’application du droit à
la formation.
4 – PRISE EN
COMPTE DE LA FORMATION CONTINUE DANS LA CARRIERE :
Cette possibilité
exige un préalable : celui de l’égalité d’accès au droit à la Formation
Continue pour tous les personnels, quels que
soient leur lieu d’exercice, leur discipline de recrutement, leur corps.
Le Congrès limite la relation entre formation
continue des personnels et carrière, à la préparation des concours.
Toutes ces conditions de mise en place du droit
à la Formation Continue rendent incontournable l’existence d’une dynamique
capable de mettre en cohérence : personnels, moyens et structures. Sur ce
point le Congrès demande la mise en place d’une concertation dans la Fonction
Publique pour un nouveau Protocole sur la Formation Continue des Agents de
l’Etat. Il mandate le Secrétariat National pour que cette question soit traitée
dans le cadre d’une prochaine instance de la FSU.