COMMISSI0N SYNDICALISME

 

 

Depuis de nombreuses années le mouvement syndical, en France, que ce soit  dans le privé ou la fonction publique, subit une forte érosion. Si pendant quelques années, le monde enseignant semblait épargné, force est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui.

La naissance d’un syndicat ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur le type de syndicalisme qu’il lui faut promouvoir.

La commission a donc abordé les thèmes suivants :

-         la syndicalisation des jeunes ;

-         l’indépendance envers les partis politiques ;

-         le pluralisme ;

-         la nécessité d’une identité syndicale forte sur la base de mandats définis démocratiquement ;

-         l’émiettement syndical.

 

Il ressort de ces discussions que :

-         les personnels ont perdu la confiance qu’ils pouvaient accorder aux structures syndicales du fait de leurs différentes trahisons depuis 68 pour le monde ouvrier et plus particulièrement depuis 81 et jusqu’en mars 2000 pour le monde enseignant ;

-         les jeunes sont peu intéressés par le mouvement syndical alors qu’ils sembleraient s’investir dans le mouvement associatif à caractère social ;

-         l’indépendance de nombreuses structures syndicales vis à vis des partis politiques n’est pas si évidente qu’elles veulent bien l’afficher et que ceci pose problème aux personnels :

-         l’émiettement syndical, souvent conséquence de l’aliénation à des orientations politiques, défavorise l’unité face aux pouvoirs en place :

-         la restriction des mandats aux domaines corporatifs limite le rayonnement syndical.

 

Le Congrès se donne des mandats :

-         pour susciter des motivations chez les jeunes,

o       en favorisant à tous les niveaux de l’organisation des rencontres où ces derniers pourraient s’exprimer et être entendus :

o       en proposant, aux stagiaires IUFM en particulier, des stages relatifs à l’histoire des conquêtes sociales et du syndicalisme;

o       en les impliquant dans la vie syndicale de l’organisation à tous les niveaux de ses instances.

-         pour qu’il développe la communication et les consultations avec les personnels, en particulier sur le plan pédagogique et s’attache à reconstruire des pratiques de débats et d’action collective.

-         pour que conjointement aux mandats corporatifs nécessaires à la défense ainsi qu’au développement de la formation professionnelle initiale publique il mette en œuvre les moyens adéquats afin que le SNUEP s’implique dans le mouvement social tant au niveau national qu’international ;

-         pour qu’il garantisse à ses adhérents les conditions de pluralisme et d’indépendance syndicale face aux forces politiques :

-         pour qu’il impulse une dynamique d’unité afin, à terme, de supprimer l’émiettement syndical et crée les conditions favorables pour un regroupement de l’ensemble des structures syndicales de la F.P.I.P. dans un syndicat national unitaire au sein de la FSU.