UNSEN-CGT, SNES, SNEP, SNUEP, SUD,
SGEN-CFDT, SE-UNSA
TOUS
ENSEMBLE CONTRE LA PRÉCARITÉ
Titulaires, non titulaires, enseignants,
TOS, Vie Scolaire, …
Les
personnels de l’Éducation s’opposent au licenciement de plus de15 000
collègues non-titulaires. «Ces fins de contrats » s’accompagnent de la
multiplication de situations de plus en plus précaires : vacataires,
emploi de vie scolaire (C.A.E, contrat d’avenir), temps partiel imposé
pour les personnels de GRETA, début de démantèlement de la MGI, réforme
inacceptable du régime obligatoire de retraite complémentaire des
agents non-titulaires.
Ces
collègues au chômage se retrouvent sans ressource (indemnités de chômage
versées après plusieurs mois). Ce chômage massif est d’autant plus
scandaleux alors que des besoins criants existent à tous les niveaux du
système éducatif (classes sans prof, suppléances non assurées, classes
surchargées) et que le ministre prétend imposer par le décret du
remplacement de courte durée en interne (la loi Fillon) encore plus
d’heures supplémentaires et de flexibilité aux personnels en poste.
La
précarité ne touche pas seulement les enseignants et la vie scolaire. De
nombreux TOS (contractuels) sont au chômage depuis la rentrée et la
décentralisation de ces personnels au 1er janvier 2006 menace
des milliers d’emplois précaires.
Après
la dernière session des concours réservés et examens professionnels,
aucune nouvelle mesure de titularisation n’est offerte en premier lieu
à cause des restrictions budgétaires. Au contraire, la loi du 27
juillet 2005 prétend instaurer la possibilité de recourir à de nouveaux
CDD ouvrant, éventuellement, sur un CDI sans aucune garantie de réemploi
et de titularisation.
Aujourd’hui
les actions se multiplient dans plusieurs académies (Créteil,
Versailles, Nice, Bordeaux, Toulouse). Des collègues campent devant les
rectorats pour exiger d’être entendus.
Nous
sommes solidaires de ces actions. Nous exigeons d’être reçus par le
Ministre de l’Education Nationale afin d’obtenir des mesures immédiates
pour assurer le réemploi des précaires en excluant le recours à la
vacation inacceptable pour les collègues comme pour le service public et
les élèves.