Évaluation des personnels : le projet révoltant du Ministère
Le Ministère vient de transmettre aux organisations syndicales le texte d’un projet de décret modifiant radicalement les modalités d’évaluation des enseignants, CPE et CO-Psy.
Ce projet est inacceptable. Il est une attaque frontale contre les personnels, contre nos métiers et contre l’Ecole.
Le chef d’établissement deviendrait le seul évaluateur de la "valeur professionnelle" des enseignants, CPE et Co-Psy.
Le coeur de notre métier (l’enseignement d’une discipline, les activités pédagogiques) ne serait plus évalué.
Les progressions de carrière seraient dans les seules mains du chef d’établissement.
Jusqu’en 2015, toutes les promotions autres qu’à l’ancienneté seraient gelées.
Le SNUEP est déterminé à combattre ce projet dont il réclame l’abandon. Il proposera dans les jours qui viennent des actions à la hauteur de l’agression subie par les personnels.
POUR EN SAVOIR PLUS :
Le communiqué de presse (15/11) du SNES, du SNEP et du SNUEP : "Évaluation des personnels du second degré : le chef d’établissement seul maître à bord"
Projet de décret et d'arrété modifiant les modalités dévaluation.
Parce que ces projets induisent des transformations de nos métiers que nous refusons, nous en demandons le retrait.
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Pour l'Enseignement Professionnel Public
Depuis plus de 60 ans, les personnels des LP, SEP, SEGPA et EREA assurent en France l’enseignement professionnel initial, sous statut scolaire, au sein du ministère de l'Éducation nationale et de celui de l'Agriculture. Ils revendiquent l'égale dignité de cette voie professionnelle, pour leurs élèves et pour eux-mêmes, avec les deux autres voies du lycée, générale et technologique.
En présentant ce qu’il appelle « l’acte III de la décentralisation », après l'acte II qui a vu le transfert des personnels TOS, le Président de l’Association des Régions de France (ARF), a revendiqué un service public régional de l’orientation et de la formation professionnelle avec un élargissement des compétences régionales.
De façon continue, le gouvernement assure la promotion de l’apprentissage. Récemment, le Président de la République a fixé l'objectif de 800 000, voire un million, d'apprentis (environ 450 000 aujourd'hui). Cette politique est accompagnée par les régions, responsables de la carte de l'apprentissage, qui viennent de signer les Contrats d’Objectifs et de Moyens pour le développement de celui ci.
À cela nous disons STOP !
Les personnels des LP, SEP, SEGPA et EREA exigent le maintien de l’enseignement professionnel initial public sous statut scolaire au sein des établissements du ministère de l'Éducation nationale et de l'Agriculture. Ils refusent catégoriquement l'éventualité d'un transfert des personnels enseignants de la voie professionnelle vers les régions.
Ils exigent le rétablissement des moyens, en structures et en postes, indispensables à une véritable rénovation de l'enseignement professionnel initial public sous statut scolaire.
Ils refusent les mesures favorisant le développement de l'apprentissage au détriment de l'enseignement professionnel initial public sous statut scolaire.
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Une situation de plus en plus critique pour l'enseignement professionnel initial public
Arrêter l’hécatombe, dénoncer la spirale infernale, se faire entendre sur la DHG dans les établissements pour préparer la mobilisation nationale, c'est important pour faire entendre la voix de l'enseignement professionnel public.
C'est pourquoi le SNUEP-FSU met à la disposition des PLP et des CPE de LP, SEP, SEGPA et EREA des outils pour préparer les conseils d'administration.
il est iportant que les responsables établissement nous informent du résultat du vote du C.A .sur la DHG de leur établissement.