NON TITULAIRES
La loi de janvier 2001, portant sur la résorption de la précarité et la modernisation du recrutement dans la Fonction Publique, s’est traduite par la mise en place des concours réservés et des examens professionnels pour les MA, les contractuels et les vacataires.
Où en est-on, à la fin de son application sur cinq ans ?
Dès la deuxième année, les titularisations ont été en diminution sensible : elles sont passées de 6 217 à 5 217.
De plus, la diminution régulière du nombre de postes mis aux concours a fait perdre un nombre significatif de possibilités de titularisation, aggravé par la sévérité des jurys).
Enfin, moins de 60 % des emplois prévus pour les examens professionnels ont été pourvus.
Aujourd’hui, 5 321 contractuels, sur un total général de 9847, travaillent dans l’enseignement professionnel soit 54 % des contractuels, sans compter les milliers de vacataires. Par rapport à l’objectif affiché, les engagements pris par le ministère, qui avaient pour objectif de titulariser la moitié des agents précaires, ne sont pas tenus.
Le SNUEP et la FSU réclament la disparition de la précarité au sein de la Fonction Publique.
Aujourd’hui, nous ignorons si les décrets du 6/04/1962 -pour les maîtres-auxiliaires- du 12/05/1981 - pour les contractuels de la formation initiale - du 27/07/1989 et du 19/03/1993 - pour les personnels en Mission Générale d’Insertion - et du 12/07/1989 - pour les vacataires - seront toujours applicables.
Aujourd’hui, tous ces personnels sont indispensables au bon fonctionnement de l’Education Nationale, notamment pour assurer le remplacement, du fait de l’insuffisance de recrutements de titulaires.
Il faut leur appliquer les décrets les plus favorables en terme de rémunération et de reclassement, tout en trouvant rapidement des solutions pour résorber cette précarité.
Cela passe par :
- la garantie de réemploi et la perspective de titularisations à très court terme,
avec la mise en œuvre de conditions permettant à ces personnels de bénéficier de formation, de préparation aux différentes voies de titularisation
- la programmation de recrutements suf-fisants pour éviter un nouveau recours à l’emploi précaire.
A l’occasion de la première réunion ministérielle, le 16 mai, (les suivantes ont été reportées, suite au changement de gouvernement), la FSU a demandé des réponses immédiates et concrètes et non un « balayage » grossier des chiffres ministériels.
Le SNUEP réclame une réduction du nombre de non-titulaires et une amélioration significative de leurs conditions. Le SNUEP revendique le réemploi de tous les personnels précaires, sur des postes à temps complet.
Les non-titulaires ont toutes les raisons de se syndiquer qu’ils soient en poste ou non : pour connaître et défendre leurs droits, pour débattre et agir collectivement contre la précarité et pour participer aux débats qui traversent toute la profession au sein du SNUEP.
Il est plus que jamais nécessaire de se rassembler avec le SNUEP, dans la FSU, syndiquez-vous !